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La rencontre avec les motards baraqués a donc précipité le cours des choses et le départ en voilier. Dans le dernier message posté, outre les boutons de moustiques, nous étions en train d'attendre d'embarquer sur le Samsara.
Attente dans le hamac, derrière la "bête" pour Mickaël / Stress et logistique pour Flo, pressé de partir, avec l'aide de l'archange Gabriel, de Portobello
Les préparatifs n'en finissaient pas, tellement que le motard anglais David a pris ses clics et ses clacs et s'en est retourné à la capitale prendre un avion. Il faut dire que le capitaine DOUG commençait à montrer son joli visage de vieil alcoolique désorganisé.
Mais nous avons finalement chargé les motos sur le pont du Samsara, avec l'aide de la population locale.
Une première petite tension avec Capitaine Doug... qui n'est pas encore sur les photos. L'autre vieil alcoolique ci-dessus, c'est son pote Daniel, un chercheur d'or (trouveur de rhum) canadien. Mais nous sommes finalement partis.
La mer, c'est pas forcément pour les motards durs à cuire! Seul Mick n'a jamais été malade dans les remous des grosses vagues. Et ses efforts de pêcheur patient ont été récompensés par une belle bonite, dégustée en route!
Les vagues étaient souvent énormes, ponctuées de petites acalmies. Présentons maintenant le capitaine Doug, qu'on a finalement très peu vu à la barre.
Un vieux briscard marin, ancien réparateur de Harley Davidsons de Philadelphie, cheveux longs d'un jaune bizarres, attachés en queue de cheval et retenus par un bandana qu'il changeait tous les jours. Barbe grise, peau tannée par des mois d'expositions au soleil tropical, muscles un peu avachis par le temps, visage sympathique ... mais rongé par le tout puissant rhum local, qui a eu raison de son esprit, semble t-il... (cf. lien: Sailing from Portobello (Panama) through San Blas to Cartagena (Colombia) ).
Arrivés à la première île des San Blas, nous nous y sommes installés pour deux jours, le temps ne nous permettant pas de repartir le lendemain. Très jolies et très étranges, ces îles minuscules, toutes plates et parsemées de cocotiers, balayés par le vent. Elles sont habitées par une communauté insulaire, les Kunas. Quatre ou cinq familles par île, les hommes pêchant, les femmes cuisinant et cousant des molas, superpositions de tissus colorés pour faire leurs chemises traditionnelles.
Nous avons pêché des petites langoustes, qui paraissaient grosses sous l'eau et que nous avons finalement relâchées.
Les petits soucis d'organisation à bord n'ont pas empêché des moments de purs bonheurs, la pêche du pélican, la rencontre avec un couple de dauphins et... un peu d'humour sur la disparition de notre capitaine, parti encore une fois "régler" son moteur, tout près de la bouteille de 5 litres de rhum.
Et puis il y a eu la traversée jusqu'à Carthagène, une fois que nous avions quitté la relative tranquillité des San Blas.
Nous savions que nous allions passer une nuit en mer, voiles ouvertes, le bateau filant. Mais nous ne savions pas que le capitaine ne ferait pas les quarts avec nous, qu'il irait tranquillement cuver son rhum alors que nous luttions à la barre contre les vagues déchaînées... Impressionnant, effrayant dans le noir absolu, ce bateau qui tangue, l'eau passant par dessus le pont, le phosphore luisant dans les creux noirs et profonds de la mer... Nous avons eu peur. Surtout que le lendemain, le soir tombait à nouveau et nous ne voyions toujours pas la côte. Une erreur de pilotage, nous a dit ce gros con de capitaine, nous n'avons pas maintenu le cap comme il fallait, pendant que monsieur dormait!
La nuit suivante fut pire car les vagues étaient monstrueuses. Dans la cabine, les placards s'ouvraient tous seuls, les assiettes se brisaient sur le sol, tout dégringolait... Mais cette fois, nous ne nous sommes pas fait avoir! Tous les quatre, Mick, Elo, Flo et Stephen, nous sommes aller dormir vers une heure du matin, laissant pour une fois notre cher capitaine faire son job... Il nous a emmené dans une baie calme pour passer le reste de la nuit.
Le lendemain, calme plat. C'est au moteur, sous un soleil de plomb que nous avons atteint vers 15h, le septième jour, la côte colombienne, Cartagena de Indias! Machallah!
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Cette histoire est encore une fois incroyable!!! Quelle traversee, avec ces motards aux gros bras...
Vous allez voir la petite Nadou bientot??
Je vous embrasse fort fort
Bonne route en Colombie, prenez soin de vous
Bien contente de vous savoir enfin les pieds sur terre, sains et saufs... On est toujours bêtement inquiets quand on n'a plus de nouvelles pendant plus d'une semaine...
Mais on sait qu'un bon vent souffle sur vos têtes et que tout finit toujours bien. La preuve!!!
He bien moi je vous annonce que vous pourrez venir faire un petit séjour en bretagne dans notre petite maison à la campagne dès votre retour!!!
Voilà, l'année 2010 est une super année, comme toute les années!!! Et ca fait plaisir!!!
Je vous embrasse bien fort!
Emeline sera en Argentine dès le mois de mars... j'vous enverrez l'adresse si vous voulez avoir un pied à terre sympa!
j'vous aime!!!!!!!!!!!!!
On suit toujours votre périple, et je vous branche sur une copine paloise, nathalie Mulet(comme la bête) qui était en FLE à MTP avec nous. Il se trouve qu'elle se trouve en....Colombie(!!!) en ce moment à bord de son camion!!!
Donc j' essaie de la contacter. Vous allez l'adorer, fans du cirque du fle de la jonglerie!!!!